Posted on: 20 juin 2019 Posted by: Rock'in'Shake Comments: 0

Le 18 juin 2019 au Bus Palladium (Paris 9e)

Vingt heures sonnent, la chaleur estivale frappe à nos portes, notamment à celle du Bus Palladium, dans le 9e arrondissement parisien. Une soirée électrique divisée en trois parties, avec la présence de The Twin Souls, de The Black Wizards et de Dätcha Mandala. Si vous êtes en manque de décibels, vous allez être servis. Retour sur les temps forts de ce concert savoureusement rock.

THE TWIN SOULS

Ils sont frangins et ils nous viennent tout droit de la ville rose. Les Toulousains célèbrent le rock avec fougue. De leur relation fusionnelle naît une énergie et une présence scénique hors-pair. Les frères Marcos défendent en effet leur premier EP fraîchement sorti, The Twin Souls, comme s’ils allaient jouer pour la dernière fois. Passion et liberté forment ainsi la recette redoutable de leur prestation. Une heure durant, les règles de l’art du rock, sauce 70’s, sont défendues avec brio. Car, c’est bien connu, il vaut mieux être deux que mal accompagné…

THE BLACK WIZARDS

Traversons les Pyrénées pour atterrir directement au Portugal, pays d’origine de The Black Wizards. Tantôt blues, tantôt psyché, voir fuzz, le quatuor enchaîne les morceaux sans laisser de temps morts entre. Guitares en avant, leur qualité instrumentale reste indéniable, accompagné de la voix chaude de Joana Brito, leader du groupe. Il n’empêche qu’il manque ce petit supplément d’âme pour faire la différence : peut-être un peu de plus de légèreté dans les partitions ? Cela dit, le combo reste de qualité et ne démérite pas que l’on s’attarde sur eux.

DÄTCHA MANDALA

Retour dans le sud de la France, avec les Bordelais Dätcha Mandala. Ces trois bonhommes ont bien fait de tomber dans la marmite rock quand ils étaient petits. Les Girondins ne manquent pas d’aplomb au vu de leur set endiablé. Adrénaline garantie où le psychédélisme a la part belle. Une tension acoustique marquée par leurs influences très années 70. Une qualité sonore salutaire, doublée d’une générosité scénique. Ils jouent comme ils respirent, et cet instinct rock a de quoi réveiller les tympans endormis. Ils sont assurément les nouveaux chamans de la scène rock hexagonale.

TEXTE & PHOTOS : Clémence Rougetet

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