Posted on: 25 janvier 2020 Posted by: Rock'in'Shake Comments: 0

C’est l’histoire d’une entrevue calée autour d’un verre avec le phénomène rock Nantais KO KO MO. Entre deux rendez-vous, Warren et K20 se sont prêtés au jeu de “L’Interro surprise”. Une interview détendue où chacun des deux membres reviennent, non sans humour, sur leur parcours.

  1. Nantes

K20 : On est des ”pure beurre”, des “P’tit Lu” comme on dit. Nantes culturelle, Nantes passion, Nantes échanges, copains et familles surtout.

Warren : Il y a un esprit de collectif autour de nous qui est bien présent depuis nos débuts. K20 a baigné là-dedans enfant de par ses parents. De mon côté, je n’ai pas eu de parents musiciens, mais le fait d’être à Nantes à contribuer à nous donner à fond dans cette voie-là, plus qu’ailleurs.

K20 : Il est vrai, qu’au niveau culturel, c’est hyper développé. On a eu un maire, pendant très longtemps, qui a été à fond dans la culture. C’est ce qui fait que l’on a baigné là-dedans, dans une belle vie d’art et qui bouge, avec Royal de Luxe. Et pour parler musique, il y a pleins de groupes qui ont émergé de Nantes, avec quelques références locales, dont on en fait partie aujourd’hui en rock apparemment (ce qui n’est pas négligeable).

  1. White House Blues

K20 : C’est un morceau de l’album Lemon Twins.

Warren : C’est le dernier titre que l’on a clipé et sorti en single. Il s’agit du morceau le plus publiquement dansant de l’album.

K20 : Le seul morceau pour les filles (rires). Non ?! Même pas ?! (rires), En fait, c’est le morceau un peu disco-rock. Et puis un petit pied de nez bien sûr au monsieur blond, “beau gosse”…

Warren : “Carotte man”… Ce ne peut-être qu’un peu politique ce morceau parce que le sujet l’est. Mais on ne dit pas “Votez pour untel“. Au bout d’un moment, je pense que l’on est tous d’accord pour dire que le mec, c’est juste une grosse blague. C’est un sujet qui rassemble les gens je pense. On l’a fait parce qu’il n’y a pas beaucoup de groupes qui le font. Après, nous ne sommes pas un groupe engagé, vu qu’il n’y a que “White House Blues” qui met un peu le pied dans la politique.

K20 : Sur notre premier album, Technicolor Life, on avait fait un morceau qui s’appelle “Evening in Paris”, lié au 13 novembre. Pareil, ce n’est ni politico, ni engagé, c’est d’actualité, mais pas besoin d’épiloguer.

Warren : C’est dur de ne pas être touché par ça.

  1. Antoine De Caunes

K20 : Notre parrain, notre tonton. Superbe rencontre. On a fait les Solidays grâce à lui, il est venu nous voir. On a fait L’Émission d’Antoine sur Canal +. On bosse aussi avec son agent, qui est adorable comme tout, qui vient également nous voir sur certaines dates. C’est une personne qui a une culture rock.

Warren : C’est plutôt énorme pour un groupe qui fait sa première télé là-bas, chez THE papa du rock, qui est sûrement le gars qui a un agenda parmi les plus blindés du monde… Mais qui est resté très dispo les quelques fois où l’on s’est croisés, avec la classe, pas du tout désabusé par le système. Il arrive toujours à s’amuser. C’est hyper inspirant.

K20 : Content de le connaître. Et on aimerait bien le revoir ! D’ailleurs, quand tu veux Antoine…

  1. Les Transmusicales de Rennes

K20 : Oula, c’était en 72 ça !

Warren : C’est ça. C’était en 2015, une bonne année pour nous, où l’on a rencontré LMP Musique, avec qui on bosse toujours avec fierté.

K20 : C’était le début de notre histoire en tant que KO KO MO, mais le vrai début. Il y avait un avant et un après Transmusicales. L’événement nous a fait aussi connaître Jean-Louis Brossard [co-fondateur des Trans, ndlr], qui est fan aussi de ce que l’on fait et qui nous a beaucoup suivi et qui nous suit toujours (j’espère). Cela a engendré tout ce que l’on vit aujourd’hui. Suite aux Transmusicales, on a fait le Xchange Festival en Inde, à Chennai.

Warren : Le Xchange nous a ouvert pas mal de portes, avec une première tournée en Chine, puis en Indonésie, la Corée du Sud et le Japon. L’avantage d’être deux, pour les billets d’avion, c’est moins cher. C’est aussi plus facile à mettre en place une fois arrivés sur les lieux.

K20 : L’organisation et la régie sont en effet plus pratiques. Après, sans prétention, c’est que le projet plaît aussi. On est dans un format rythmique et très vocal. On a été agréablement surpris en Indonésie, ainsi qu’en Corée et en Australie, où l’on a eu très bon accueil. L’Inde a été notre première “vraie date à l’étranger”, loin de chez nous, loin de l’Europe, avec des cultures différentes.

Warren : Et des sensibilités très différentes surtout. Quand tu vas en Inde, ils ont des danses hyper sensibles sur l’expression du visage. Nous, on est arrivés avec notre rock qui tache et on ne savait pas du tout comme ils allaient réagir. Au final, ils ont adoré. Ils étaient comme un public du Hellfest dès le premier morceau. Et cela nous a complètement scié ! Comme quoi, on apprend des cultures aussi diamétralement opposées. Peut-être qu’ils ont des bases pour se livrer plus facilement que nous. Cela te fait remettre en question pas mal de choses et c’est génial.

  1. Lemon Twins

K20: C’est notre dernier opus, sorti en avril 2019. Notre deuxième album qui est, pour nous, un peu notre premier comme on le dit souvent. Non pas qu’on n’aime pas l’autre [Technicolor Life], mais le précédent est un album où l’on a posé dix morceaux sur une galette parce que l’on jouait depuis deux ans. Et le deuxième est un peu plus le premier, parce que l’on avait un peu plus “la pression”. Ce n’était pas non plus le même thème au niveau des paroles pour Warren. On a conçu les morceaux un peu de la même manière, mais pas l’album.

Warren : C’est la première fois que l’on s’est dit, concrètement, que l’on va devoir faire un album. Alors qu’avant, on a eu des morceaux composés sur le temps. Il faut qu’il y ait une face A et une face B bien différentes, parce que nous sommes tous les deux très attachés au format vinyle. Lemon Twins est vraiment un album qui est composé pour ce format-là.

K20 : Et en plus, on l’a mixé à trois avec un professionnel de la profession, Damien Bolo. Pour le premier, on avait donné les pistes pour les faire mixer d’une autre manière. Là, pour Lemon Twins, on avait un peu plus de recul.

Warren : Lemon Twins, c’est également un petit croche-pied aux Lemon Twigs, qui sont aussi un autre duo branché, dans une autre veine. L’album étant très solaire, le jaune est venu et on s’est dit qu’une pochette dans cette couleur-là serait bien visible dans les bacs.

K20 : Et puis, on aime bien le Gin To’ avec le citron et on est un peu frangins dans la vie. Donc voilà, c’est un mélange de tout ça.

  1. Nouméa

K20: Une fille très sympa, je me souviens… (rires). Une date courte mais c’était notre voyage le plus loin de France. On a été appelé pour jouer au Blackwoodstock Festival. Bel accueil dans un fort, à l’ancienne.

Warren : Un fort qui appartient toujours aux Kanaks, qui nous le laisse tranquille pendant les quelques jours du festival, où l’on peut faire du bruit.

K20 : Pour le coup, nous sommes partis à trois, avec notre ami vidéaste Sébastien Marqué. Aventure assez particulière, long voyage : 2 jours ½ sur place pour 2 jours ½ de voyage. Une super date où l’on est parti avec les Lysistrata : on était les deux seuls groupes français.

  1. 2020

K20 : “L’année du bien”, comme dirait l’autre. 2020, c’est la deuxième partie de la tournée de Lemon Twins que l’on attaque. C’est le début de la nouvelle aventure, de la fin de la tournée, avec des concerts, des surprises pour les gens qui nous suivent.

Warren : C’est un peu l’année du changement pour nous. On a beaucoup appris de l’année 2019.

K20 : On a fait cinq ans de tournée avec deux albums en même temps. On a réussi à faire ce que l’on voulait. On aime bien aussi bosser un peu dans la “précipitation”. On est un groupe de scène quand même, donc on enchaîne les dates. On n’a du coup pas beaucoup de temps pour se poser. Pour le moment ce sont des dates, pourquoi pas des clips et des nouveautés. On va faire des formations pour le groupe. Tout ça pour bien préparer le troisième album, dans de différentes conditions que les premières.

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